Et si l’anxiété était une réaction allergique comme les autres ?
L’anxiété, un système de protection qui s’emballe ?
Nous l’avons tous ressentie un jour : avant un examen, un entretien, ou tout autre évènement avec de l’enjeux. Généralement, face à ces situations, nous reprenons la main sur nos capacités et une fois l’évènement passé, l’anxiété s’estompe.
Sauf qu’elle peut aussi s’installer, devenir envahissante, et transformer le quotidien en parcours du combattant.
La peur et ses multiples visages
L’anxiété appartient à la grande famille de la peur. Cette « belle » famille comporte différents membres, chacun avec un niveau d’intensité.
Les soubresauts de la peur peuvent se nommer Préoccupations, puis nous avons Inquiétude, Appréhension, Anxiété, Angoisse, et enfin le summum, les “2 P” : Panique et Phobies.
Comme pour les allergies, certains systèmes utilisent la peur en excès. La menace contre laquelle il faut se battre est progressivement noyée dans un vaste océan d’inquiétudes, et le cerveau ne sait plus bien contre quoi se protéger. Et ensuite, ce processus de protection peut parfois se retourner contre nous.
Quand l’anxiété s’invite dans le corps et l’esprit
L’anxiété ne se contente pas de tourmenter. Elle s’exprime aussi à travers le corps et les pensées :
- Physiquement : tensions musculaires, troubles du sommeil, palpitations, troubles digestifs, bouffées de chaleur, frissons, tremblements…
- Psychologiquement : vigilance constante, sentiment de perte de contrôle, humeur changeante (irritabilité, colère, tristesse, agressivité), culpabilité…
- Cognitivement : difficulté à se concentrer, pensées intrusives et incontrôlables.
Éviter ou affronter : les pièges de l’anxiété
Pour échapper à cette souffrance, le cerveau met en place des stratégies d’évitement :
- Évitement physique : refuser de faire des choses (ex : prendre la parole en public) ou éviter certains lieux ou situations.
- Évitement psychique : trouver des moyens pour soulager les tensions avec par exemple la consommation de tabac, d’alcool, ou de drogues pour ne plus ressentir, «poser le cerveau ».
Malheureusement, si ces stratégies apaisent sur le moment, elles ne traitent en rien le problème. La « menace » est toujours présente. De plus, peut apparaitre un sentiment d’incapacité et des pensées dénigrantes : « je n’arrive pas à gérer mon anxiété », « je suis incapable de … », etc.
Quelques pistes sur les origines de l’anxiété
Tout comme les allergies, la peur se déclenche à cause d’un stimulus extérieur. Elle peut apparaître dans notre environnement professionnel ou personnel.
Le cerveau a la sensation d’un danger imminent, réel ou fictif. Ce danger peut être physique (avec une perspective de mort) ou psychique (peur d’être rabaissé, non considéré)
Ce danger peut être ressenti dans le présent. Mais il peut également être en lien avec notre histoire de vie et s’être installée à la suite d’une ou plusieurs expériences blessantes.
Etonnamment, la peur a également son origine « interne ». En effet, de plus en plus d’études montrent l’influence du microbiome sur le cerveau. En clair, les micro-organismes de notre corps ont le pouvoir d’accentuer des états de stress ou de dépression.
Apaiser l’anxiété : des pistes concrètes
Tout comme les allergies du corps, cette « allergie » émotionnelle qu’est l’anxiété peut s’atténuer. Voici quelques techniques pour réduire l’intensité de la peur, ainsi que ses effets.
Quand nous sommes seul face à notre anxiété :
- Soyez attentif à ce que vous mangez : le ventre est notre deuxième cerveau, prenez soin de votre microbiome !
- Soyez ancré dans le présent pour calmer l’esprit :
- La technique 5-4-3-2-1 : posez vous et nommez à voix haute, 5 choses que vous voyez, 4 choses que vous touchez, 3 choses que vous entendez, 2 choses que vous sentez (odeurs), 1 choses que vous sentez dans votre bouche (goût);
- La cohérence cardiaque : à travers un rythme de respiration équilibré (temps d’inspiration égale au temps d’expiration), la production de cortisol (hormone du stress) diminue;
- La technique de “super carotte” : intégrer un personnage ou un accessoire surprenant dans vos scenario anxiogènes; ce détail vous permettra de prendre conscience de l’absurdité de la situation et du pouvoir de vos pensées.
Quand nous pouvons être accompagné :
- Testez l’exposition progressive : comme pour les allergies, un processus de « désensibilisation » est possible à travers des expériences progressives de mise en contact avec l’élément déclencheur de la peur. Avec douceur et bienveillance, il s’agit ici de se confronter de nouveau à l’objet de la peur, en tout protection. Pour les premières fois, n’hésitez pas à le faire avec une personne de confiance qui est là pour garantir cette sécurité.
- Reconnectez-vous à votre corps : massage, sport, suivi médical (médecin traitant, ostéopathe) Prendre soin de son corps, c’est réduire les douleurs chroniques qui amplifient l’anxiété.
- Faites-vous accompagner : un thérapeute (psychologue, hypnothérapeute, sophrologue…) peut vous aider à intégrer les expériences négatives non résolues, sources d’anxiété.
Vous remarquez que votre anxiété s’emballe ou vous avez des évènements à venir qui vous inquiètent ? Vous avez envie d’être accompagné dans la gestion de votre anxiété ? Contactez-moi pour un premier échange !
Claire PERSON, 06.59.95.24.02 – pnl.accompagnement@gmail.com